

LUNDI
21 Sept.
LIVE
16h - 17h30
Rubina Luna
Connecter sexe et coeur
Pour vivre pleinement cette expérience, prévois :
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Un endroit pour être au calme
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Un tapis de yoga
LE CADEAU DE RUBINA
Mini-cours offert – Connecter à ton intimité par l’auto-massage Yoni
Un mini-cours en 4 vidéos pour découvrir l’auto-massage Yoni et commencer à explorer cette pratique chez toi, à ton rythme. Une invitation à développer une relation plus intime avec ton corps, affiner tes sensations, relâcher les tensions et ouvrir de nouveaux chemins vers le plaisir.
Pratique réservée aux femmes.
Bio.
Rubina Luna est la fondatrice de l’Institut de l’Intimité Intégrée. Depuis près de dix ans, elle accompagne les femmes dans l’exploration de leur intimité comme voie de connaissance de soi, de transformation et de reconnexion à leur puissance créatrice.
Son approche, l’Intimité Intégrée, réunit travail somatique, système nerveux, anatomie, émotionnel, énergétique et spirituel, avec une attention particulière portée au bassin et à l’intelligence du corps.
À travers ses programmes, ateliers et formations professionnelles, elle a accompagné plus de 2 000 femmes et forme aujourd’hui également des accompagnantes à guider les dimensions profondes de l’intime depuis une approche incarnée et intégrative.
Le Plaisir Féminin
selon Rubina
C'est quoi pour toi le plaisir féminin ?
C’est une capacité à être en lien avec son corps, à sentir ce qui nous nourrit, ce qui nous ouvre, ce qui nous met en mouvement.
Le plaisir est aussi une forme de boussole intérieure. Il nous renseigne sur ce qui est vivant en nous, sur nos désirs, nos élans, nos limites. Et plus on développe cette capacité à sentir, plus le plaisir peut devenir une véritable ressource : quelque chose qui nous ramène à nous-mêmes, qui nourrit notre vitalité et notre puissance créatrice.
Qu’est-ce qui t’a aidée à être plus en lien avec ton plaisir ? Une pratique, une prise de conscience, une expérience, un chemin ?
Ce qui a profondément changé mon rapport au plaisir, ça a été de sortir d’une approche centrée sur le fait de « chercher » le plaisir, pour apprendre d’abord à sentir.
Le travail avec le corps a été essentiel : développer ma capacité à percevoir des sensations de plus en plus fines, rencontrer mon bassin autrement, ralentir, écouter ce qui était réellement là plutôt que d’essayer de provoquer une expérience particulière.
Et puis il y a eu tout le travail autour du système nerveux, des émotions, des protections du corps. J’ai compris que notre capacité à ressentir du plaisir est intimement liée à notre capacité à nous sentir suffisamment en sécurité pour recevoir, nous ouvrir et nous laisser traverser par davantage de sensations.
Pour moi, ça a été un chemin de relation au corps qui s’est approfondi au fil des années.
Qu’est-ce que tu conseillerais à une femme qui a envie de retrouver un rapport plus vivant à son plaisir ?
Je lui conseillerais de commencer par enlever l’objectif d’avoir du plaisir.
Cela peut sembler paradoxal, mais quand on cherche absolument à ressentir quelque chose, on crée très facilement une nouvelle forme de pression.
Je commencerais plutôt par réapprendre à sentir. Revenir au corps, aux sensations simples, développer de la curiosité pour ce qui est présent sans immédiatement classer les sensations en « agréables » ou « désagréables ».
Et surtout, prendre le temps. Notre intimité se construit souvent pendant des années à travers des habitudes, des expériences, des protections, des façons de faire très automatiques. Retrouver quelque chose de plus vivant demande parfois de sortir de ces « autoroutes » pour créer de nouveaux chemins dans le corps.
Si le plaisir féminin devenait vraiment une priorité, qu’est-ce que ça changerait dans le monde ?
Je crois que beaucoup de choses changeraient, parce qu’une femme profondément reliée à son plaisir est aussi une femme davantage reliée à ce qu’elle veut, à ce qu’elle ne veut pas, à ce qui la nourrit et à ce qui ne lui convient plus. Accorder de l'importance au plaisir ne signifie pas cependant chercher à vivre dans une forme de plaisir permanent. Il s’agit plutôt de redonner une place à l’intelligence du corps, au désir, à la sensibilité, à la capacité de recevoir et à ce qui est profondément vivant en nous. Je pense que cela changerait forcément notre manière de créer, de travailler, d’aimer, d’entrer en relation et même de construire nos vies. Parce que nous prendrions peut-être moins de décisions uniquement depuis ce que nous pensons devoir faire, et davantage depuis une écoute réelle de ce qui cherche à vivre à travers nous.
